Pour pouvoir souscrire un prêt, l’emprunteur doit généralement obtenir l’accord de la banque pour une assurance de prêt. Or, ce type de contrat est accordé en préférence à ceux qui possèdent des ressources financières suffisantes afin d’assurer le bon remboursement des échéances dans le temps. Dans le cas contraire, notamment en cas de risque aggravé de santé, la banque opposera souvent son refus. Les solutions alternatives à l’assurance de prêt permettent de prendre le relai. Il s’agit notamment du cautionnement et de l’hypothèque
Qu’est-ce qu’une hypothèque ? Ce type de sûreté permet à l’emprunteur de rassurer la banque afin qu’elle lui accorde un crédit visant à financer l’achat d’un bien immobilier. Une hypothèque porte toujours sur un bien immobilier, dont le demandeur emprunteur est propriétaire en propre ou bien qui fait l’objet du crédit immobilier. Le demandeur propose alors à la banque de saisir le bien et de le mettre en vente s’il n’arrive pas à rembourser les échéances du prêt. La vente du bien permet donc de couvrir le crédit restant à courir.
L’hypothèque peut être de trois sortes : soit légale, conventionnelle ou judiciaire. Si elle est conventionnelle, elle fait l’objet d’un acte authentique devant notaire et est inscrite à la conservation des hypothèques.
D’autres sûretés et solutions alternatives, comme le cautionnement, permettent d’éviter le refus catégorique de la banque notamment en cas de maladie.
Dans certaines situations, l’emprunteur se voit opposer des refus en raison de son état de santé. Si aucune banque n’accepte de couvrir le risque et rejette le dossier, l’emprunteur peut alors tenter de se tourner vers la Convention AERAS (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) qui permet alors de pallier ces difficultés. Il peut alors souscrire une assurance de prêt aux mêmes conditions que pour un dossier d’emprunt standard. Cela concerne principalement les personnes ayant souffert d’un cancer et en phase de rémission ou totalement guéries.
Dans ce cas, l’hypothèque est une solution pour appuyer davantage le dossier et apporter un maximum de garanties afin de rassurer l’établissement de crédit. Ce dernier acceptera alors de couvrir le risque sans ajouter de surprime ou prévoir des exclusions importantes de garanties.
