L’objectif d’une assurance de prêt est de prendre en charge les imprévus de la vie, à l’instar d’une invalidité, une grossesse ou encore un décès. Ces imprévus ont un effet important dans la vie de l’emprunteur et peuvent poser problème pour le remboursement du prêt immobilier. Néanmoins, certains profils ont difficilement accès à l’assurance emprunteur, ce qui est notamment le cas en présence d’un risque aggravé de santé. Zoom sur les solutions alternatives à l’assurance de prêt pour les emprunteurs pouvant bénéficier de ce type d’avantages
Les emprunteurs présentant un risque aggravé de santé (comme un cancer) ont bien souvent des difficultés à trouver des conditions satisfaisantes pour leur assurance de prêt. Pour pallier ces difficultés, la Convention AERAS (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) est un dispositif utilisé par les emprunteurs pour trouver un contrat d’assurance à des conditions équivalentes à celles proposées aux emprunteurs sans risque aggravé de santé.
Pour bénéficier de ce type de conditions classiques, sans majoration tarifaire ni exclusion de garanties, l’emprunteur doit respecter plusieurs étapes et faire sa demande auprès d’un service médical spécial qui analyse alors son dossier à plusieurs niveaux.
En outre, cette Convention organise la prise en charge d’une partie des surprimes pour les emprunteurs possédant des revenus modestes, lors de l’achat d’une résidence principale ou d’un prêt professionnel. Cela permet à ce type de profil de pouvoir souscrire un prêt sans que cela ne pose de problèmes en termes de surprimes. Et si les conditions proposées ne sont pas satisfaisantes, l’emprunteur peut toujours se tourner vers la délégation d’assurance. Dans ce cas il fait le choix de ne pas opter pour le contrat de groupe proposé par sa banque. Cela est permis par la loi, notamment au regard du dispositif de la loi Hamon.
Concrètement, une sûreté est une solution pour l’emprunteur qui souhaite montrer à la banque que son dossier est suffisant pour la souscription d’une assurance de prêt. Que ce soit dans le cadre d’un crédit à la consommation comme d’un crédit immobilier. Ce type de démarche est intéressant dans plusieurs situations, comme dans le cadre d’une assurance de prêt en cas de maladie.
Quelles sont les sûretés que vous pouvez faire valoir en pratique ? On en distingue plusieurs, toutes ayant leurs propres atouts :
l’hypothèque, concernant un bien immobilier dont l’emprunteur est propriétaire. Il peut s’agir d’une résidence à usage locatif ou bien d’une résidence secondaire. Si le processus de remboursement est obéré par des difficultés financières du côté de l’emprunteur, la banque pourra saisir le bien immobilier et le placer en garantie. Le montant de la vente permettra alors de couvrir le remboursement de la somme restant à payer
le cautionnement, par lequel la caution s’engage à rembourser les sommes restant dues par l’emprunteur lors d’une défaillance de sa part. La caution doit honorer le paiement à première demande en cas de manquement de la part de l’emprunteur. Il peut s’agir tant d’une personne physique que d’une banque
le nantissement, qui est une garantie financière majeure dans le cadre des alternatives à l’assurance de prêt. La garantie financière est rattachée au bénéfice de la banque qui pourra en bénéficier en cas de défaillance de paiement. Cela, sans que l’emprunteur perde la pleine propriété du bien.
